Novembre. Miz du, en breton, le mois noir.
C’est en novembre qu’on voit vraiment les jours raccourcir, la météo s’assombrir, le ciel s’ennuager. C’est la saison où cette région s’endort. Tout est fermé : commerces, et surtout résidences secondaires habitées seulement quelques semaines par an. Les rues sont quasiment vides, seuls quelques locaux animent encore un peu ce désert.
C’est dans ces rues que j’ai promené mon appareil photo dimanche dernier, profitant d’une pause des cumulonimbus. En général, la photo de rue n’est pas trop mon truc, mais dans ce cas-là, ça me va. J’ai eu tout le temps de capter cette impression de ville en hibernation, de temps suspendu, légèrement teintée de mélancolie hors saison.
[…] : des phares, des calvaires, une côté sauvage déchiquetée, de grandes plages de sable fin, des stations balnéaires, des ports, des rias, et j'en […]