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février 27

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Une photo ne prend vie que lorsqu’elle est imprimée

By ManuBZH

février 27, 2022


Une photo est faite pour être imprimée. Les photos ne sont pas faites pour rester dans les mémoires d’ordinateurs ou dormir dans un cloud.

Une photo stockée dans un ordinateur ne vaut rien.

Personne ne contemple son dossier de milliers de photos en se disant “quel plaisir de regarder tous ces fichiers, ça me rappelle mes vacances !”. Personne n’accroche son disque dur à son mur pour admirer sa fameuse photo préférée, P165861.jpg.

Absurde, n’est-il pas ?

Dans un disque dur, une photo n’est qu’un amas inerte de 0 et de 1 entassés dans un minuscule truc en silicium. Et je ne parle même pas de cette stupidité de NFT, très à la mode. Surtout chez les arnaqueurs de tous poils qui créent une bulle autour de ce concept fumeux dans l’espoir de faire monter les enchères. Mais je ne vais pas m’étendre sur cette farce, Richie Lem a déjà fait le boulot.

Attendez, ce n’est pas tout.

Une photo sur écran, c’est l’assurance de rater 80% de son contenu.

Les photos perdent énormément de leur pouvoir visuel en restant cantonnées à une diffusion sur Instagram ou Facebook. Déjà, parce que le format rikiki annihile les détails, mais aussi car les colorimétries et la luminosité des écrans varient d’un appareil à l’autre. Selon les appareils, vous verrez la même image, soit trop bleue, soit très saturée, soit trop sombre, etc.

Ainsi, tous les efforts fournis par le photographe, toutes les subtilités qu’il y a apporté, sa signature visuelle, tout se retrouve massacré par un stupide écran mal réglé.

Une photo imprimée, c’est bien plus qu’une image.

Pourtant, il suffit d’appliquer un truc très ancien pour donner à une photo toute sa valeur : le tirage sur papier.

Parce que vous pourrez tergiverser longtemps, vous n’y échapperez pas : une photo n’existe véritablement qu’une fois imprimée. Ce n’est qu’à partir de là qu’elle peut être vraiment regardée, manipulée, encadrée et accrochée.

scrolling, by emine gezici üstündağ

Et alors, vous en oubliez le réflexe compulsif de faire défiler mollement les images. Vous oubliez les petits cœurs, les pouces en l’air. Car vous donnez bien plus. Vous donnez du temps, de l’attention et de la considération. Et mieux encore : vous VOUS donnez du temps et de l’attention. Vous vous octroyez une bulle de repos, rien que pour vous. Par les temps qui courent, ça vaut de l’or par paquets de lingots.

Faites l’expérience

Comparez une image de quelques centimètres carrés sur un écran, et la même image en format A3 ou A2, mise en valeur dans son cadre avec passe-partout. Déjà, vous visualisez le rapport d’échelle : l’image imprimée est 50 à 100 fois plus grande que sur un écran de téléphone.

A3 : environ 40cm×30cm

A2 : environ 60cm×40cm

Dans le deuxième cas, vous plongez littéralement dans la photo, et vous en saisissez les nuances : couleurs, grain, texture du papier, motifs… Et vous savez quoi ? Aucun de ces éléments n’est le fruit du hasard : ils sont choisis par l’artiste pour s’accorder à l’image et lui donner toute sa profondeur et sa signification.

Comment voulez-vous apprécier de tels détails sur un écran ?

Je vous donne un exemple personnel.

J’ai acheté il y a quelques temps une photo d’un artiste local, Brest La Blanche. Il s’agit d’une photo obtenue en argentique, et développée selon le procédé lith. Ce procédé de tirage crée des motifs aléatoires sur l’image au cours de son développement, ce qui fait qu’il n’y a pas 2 tirages identiques (et pour avoir vu les 12 tirages de la photo que j’ai acheté, je confirme bien qu’elles avaient toutes des nuances différentes). Les différences se jouent vraiment sur quelques détails presque imperceptibles, mais pourtant présents. Sans ces micro-détails, l’image perdrait de sa personnalité.

Est-ce que vous percevriez toutes ces subtilités sur un écran ? La réponse est non, évidemment. C’est impossible.

Un exemple d’un de mes photos qui ne se révèle vraiment qu’une fois imprimée sur un papier Fine Art.

S’il vous avez un seule chose à retenir, c’est vraiment celle-ci : les photos ne prennent vie qu’en étant imprimées, encadrées et accrochées. Ce qu’elles vous apportent peut alors commencer.


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