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janvier 11

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Paris psyché

By ManuBZH

janvier 11, 2024


Il paraît que c'est beau, une ville, la nuit. 

En tous cas, c'est coloré, surtout en cette période de fin d'année, juste avant Noël. Des lumières partout, de toutes les couleurs. Et si jamais les éclairages des vitrines sont insuffisants, les décorations des rues, des arbres, des lampadaires, de tout ce que vous voulez viennent compléter la panoplie.

Pompage des sens

Je me baladais dans la capitale, le soir, quand ces couleurs omniprésentes m'ont frappé l'œil. 

J'avais déjà les oreilles défoncées par le vacarme de la circulation pétaradante, des klaxons impatients, des démarrages poussifs des bus et des sonnettes des vélos énervés.

Les odeurs lancinantes de diesel, de fumées d'échappement, et celle, si caractéristique, du métro encrassaient ma gorge déjà mise à mal par quelques virus qui y avaient élu domicile.

Malgré ce fond sonore perturbant et ces fragrances invasives, mon attention toute entière restait focalisée par un objectif de survie en milieu urbain : slalomer entre les gens pressés, éviter les trottinettes, ne pas se prendre de cyclistes bien décidés à foncer coûte que coûte sans se soucier des piétons, traverser une rue sans risquer sa vie. Une ambition chevaleresque des temps modernes, quoi.

Mon cerveau, cerné de tous les côtés par toutes les sollicitations, affichait déjà complet. Avec ces lumières criardes, il était à l'agonie.

Alors, j'ai sorti mon appareil photo. 

Dans ma bulle psyché

Ce truc est magique. Dès que je le sors, et que je trouve une idée, une bulle se crée autour de moi, et nothing else matters, comme dit James.

J'ai photographié, toujours en avançant, laissant l'obturateur ouvert pour saisir cette folie incandescente. Je devais passer pour un illuminé auprès des passants et des touristes, mais finalement, ça allait bien avec le décor.

J'ai voulu illustrer la frénésie de la ville, transformée en espace psychédélique, où les sens sont tellement mis à l'épreuve qu'on en frôle l'overdose. Les couleurs y sont omniprésentes, agitées et tape-à-l'œil, comme si leur existence en dépendait. Elles occultent tout le reste : la vie réelle, quand elle n'est pas plongée dans le noir, lutte pour s'affranchir de ses contours nébuleux.

J'ai baptisé cette mini-série Paris Psyché. Je l'ai réalisée sans substances psychotropes.

Alors, vous aussi, les grandes villes vous laissent cette impression ?

Cliquez sur les images pour les voir en grand.


Ah, et au passage, pour celles et ceux qui se posent la question : comment je fais pour obtenir ces images ? Je vous dévoile dans mon guide tout ce dont vous avez besoin pour vous lancer.


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