Vers Brest et au-delà. Avec un titre pareil, on se doute que Brest sera au centre de la série.
Mais pourquoi "et au-delà" ?
Le seul souvenir que je garde de ma première venue à Brest, c'est cet arbre métallique au pied du Pont de Recouvrance. Il m'a immédiatement fait penser à l'Arbre de la Douleur, dans le cycle "les Cantos d'Hyperion." Un arbre sur lequel une créature maléfique - le Gritche - empale ses victimes.
Une référence fraîche, décontractée et euphorique pour une première prise de contact, à première vue (et pour peu que vous soyez coutumier du second degré).
Mais pour moi, ça a été un déclencheur. Cette ville, perçue comme grise, froide et dénuée d'intérêt, pouvait être le point de départ de récits extraordinaires, à condition de voir au-delà des simples apparences. Je ne voyais pas le béton de la ville, je voyais divers monuments ou choix architecturaux qui ne demandaient qu'à être projetés dans univers parallèles.
Ainsi , avec ma façon de photographier, et en mélangeant mes références à la littérature fantastique et de science-fiction, le téléphérique devient un vaisseau spatial qui plie l'espace et le temps, quelques lumières se transforment en feu follets ou en explosions, le port devient un lieu dévasté post-apocalyptique.
Bienvenue donc dans cette série, et bon voyage vers Brest, et au-delà.

