août 8

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Noctambulages, histoire de mes balades nocturnes

By ManuBZH

août 8, 2021


Noctambulages, du verbe noctambuler : Se promener la nuit, faire le noctambule, par nécessité ou par plaisir. Ou les deux. 

A l’heure où noircit la ville

Je l’ai déjà écrit plusieurs fois, j’ai un travail qui m’occupe beaucoup trop dans la journée, ce qui fait qu’il ne me reste pas beaucoup de temps dans la journée pour les photos.

L’hiver, c’est même pire encore, il ne me reste même plus de lumière ! Avec le jour qui se lève vers 8h30 et se couche à 16h30/17h au meilleur de sa forme, il n’est ainsi pas vraiment possible de rejoindre mes spots préférés, sauf pour photographier une nuit noire, ou pour faire des photos de Voie Lactée (non, je déconne…)

Image très originale de la Voie Lactée sur la mer (Photo © Sinousxl)

Je profite donc de cette période hivernale pour changer de type de paysage, beaucoup plus urbain. J’aime ces lumières, criardes ou blafardes, qui tranchent avec le crépuscule ou l’obscurité.

En début de journée, c’est l’heure où les pêcheurs à la ligne s’installent sur les quais ou les digues, où les travailleurs prennent leur café au troquet du coin avant d’entamer la journée.

Le soir, c’est plutôt l’heure des promeneurs ou des joggers, des étudiants qui préparent leurs soirées, ou plus simplement des gens qui rentrent chez eux. Le soir, c’est l’heure des noctambulages.

Une ambiance singulière

En fait, c’est toujours l’heure de quelque chose, d’une atmosphère ou d’une ambiance particulière. La nuit rend les choses plus calmes, plus mystérieuses, plus propices à laisser son imaginaire divaguer. Qui plus est ici, à Brest, cette ville si particulière dont on dit qu’elle a une âme. Ce mélange d’Histoire, de béton, d’industrie, d’océans et de zones portuaires offre un cadre riche aux récits.

J’ai commencé cette série il y a 3 ans environ, sans objectif particulier. Ce n’est pas vraiment de la photo de rue (de la street photo, comme ça se dit dans le jargon des milieux autorisés) dans le sens où, comme à mon habitude, je n’aime pas trop avoir des gens dans le cadre, ou alors de dos ou de loin, et à condition que ça apporte un plus à l’image. Ce n’est pas non plus vraiment du paysage urbain.

Disons qu’on s’en fout de l’étiquette et du classement, cette série, c’est du je-ne-sais-pas-quoi, mais la nuit et en ville, à Brest. Je l’alimente un peu plus tous les ans et je n’ai aucune idée de ce qu’elle va devenir, comment je la ferai évoluer. Et cela n’a aucune importance.

Cette série s’appelle Noctambulages. Elle est à retrouver en entier dans la galerie.

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