Mes photos sont pourries.
On n'y voit rien.
Et c'est vrai. En tous cas pour celle ou celui qui reste à la surface.
Voir ou regarder
Car il ne faut juste "voir". Voir, c'est juste se satisfaire d'un plaisir visuel rapide. C'est reconnaître un lieu, une situation, et ne pas chercher plus loin.
C'est le shot de dopamine. Une fois passé, il n'en reste rien.
Non, voir, c'est insuffisant. Il faut surtout regarder.

Regarder, c'est prendre le temps de plonger dans l'image, se laisser aller à l'interprétation, découvrir de nouveaux horizons.
Regarder, c'est s'immerger dans la photo, et la laisser envahir votre imaginaire. C'est lui qui vous guidera ensuite vers la découverte.
Et si vous regardez bien, vous trouverez un coin secret.
Car il existe un espace caché dans chacune de mes photos.
Comme un double fond.
Dans cette strate se dissimule quelque chose que vous percevez, sans vraiment le voir. Ou plutôt quelqu'un.
C'est-à-dire moi-même.

Là où je me cache
Toute photographie, comme toute œuvre, possède un intervalle où son auteur se tapit.
Je laisse toujours une part de moi-même dans chaque image, que ce soit mes impressions, mes envies, mes ressentis du moment.
Ma part de joie, ou ma part d'ombre. Mon admiration devant la beauté des paysages de ma région, comme ma défiance de ce que nous en faisons.
Cette part, je ne la revendique pas haut et fort. Vous ne saurez pas forcément où est elle se blottit. Mais elle est là.

Alors, oui, mes photos n'ont rien de figuratif. Elles mettraient n'importe quel ayatollah de la netteté en PLS.
Mais elles apportent d'autres sensations à celles et ceux qui ont gardé leurs faculté d'émerveillement.
Sans le savoir, quand vous acquérez une de mes photos, vous acquérez plus qu'une image qui vous parle : vous emportez aussi une part de ce mystère.
Et si vous voulez accueillir cette part de mystère chez vous, ma boutique est ouverte et vous attend :

